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[TEST] DanganRonpa Trigger Happy Havoc

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DanganRonpa : Trigger Happy Havoc… Derrière ce titre compliqué on trouve un jeu d’aventure tout droit venu du Japon et développé par le studio Spike Chunsoft.

DanganRonpa : Trigger Happy Havoc débute alors que notre veinard de héros, le jeune Makoto Naegi, vient d’être tiré au sort pour intégrer la prestigieuse académie de  Hope’s Peak. Un lieu dont l’accès est très restreint puisque le bahut ne recrute que de jeunes élèves dits « ULTIMES », comme la Popstar Ultime, l’Artiste Martiale Ultime, le chef de gang de Bikers Ultime, l’écrivain Ultime ou encore le chanceux Ultime (pour notre héros)… En tout ce sont quinze nouveaux qui sont censés rejoindre Hope’s Peak pour apprendre dans la joie et la bonne humeur, ça c’est pour la théorie. Parce que dans la pratique nos têtes blondes perdent connaissance dès les premiers jours et se réveillent à une date indéterminée, chacun dans une salle différente de l’académie. Un rapide tour de l’endroit leur permet de constater que tout est bouclé de la cave au plafond par de larges plaques de fer. A peine ont-ils le temps de se plaindre de leur mauvaise fortune qu’apparaît un petit nounours à la double face noire et blanche. Il dit s’appeler Monokuma et être le directeur des lieux, il les enjoint également à s’habituer à leur nouvelle demeure car il est prévu qu’ils y passent le reste de leurs jours. Dur…

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Le point culminant est logiquement atteint durant les phases de procès, qui rappellent les séances de tribunal de Phoenix Wright en accéléré. Des séquences tellement stylisées d’ailleurs qu’on peut déplorer au départ des mécaniques obtuses, malgré les explications qui ne manquent pas de pleuvoir ; il faudra parfois un ou deux ratés pour assimiler la méthode. Entièrement doublées, les dénégations des lycéens sont de véritables joutes, où les contre-arguments éclatent au sens propre comme au figuré. Tout s’envisage ici sous l’angle du mini-jeu. Le plus souvent, il faudra « viser » les supposées contradictions qui défilent à l’écran à l’aide de « balles de vérité », en évitant de perdre de précieuses secondes pour avoir manqué la cible ou arrosé des lignes de dialogue parasites. Plus tard, il sera même possible de s’approprier un élément de texte pour le jeter à la face des suspects. Une mécanique qui deviendra de plus en plus complexe au gré du jeu ou suivant le niveau de difficulté, même si le compteur de temps et la jauge de vie restent de toute façon généreux. Outre les capacités spéciales à cumuler en liant connaissance avec les autres personnages durant les plages de temps libre – coucou Persona – il n’y a pas vraiment de game over à proprement parler, avec une option continue qui vous remettra assez vite en selle ; seule la note de fin de chapitre en pâtira vraiment.

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Vous l’aurez compris, c’est la lecture qui prime dans cette aventure, ainsi que l’habillage dynamique efficace et le scénario intéressant. Pour autant, deux défauts majeurs viennent un peu gâcher la fête… D’abord, tout le jeu est dans la langue de Shakespeare. Si je suis le premier à faire les jeux en Anglais, je dois bien reconnaître qui si on ne maîtrise pas bien cette langue, DanganRonpa n’a aucun intérêt. Ensuite, certains passages tirent inutilement en longueur, que ce soit dans les dialogues ou pendant certaines scènes, afin d’étoffer l’univers ou l’atmosphère. C’est compréhensible, compte tenu du style du jeu, mais honnêtement ça fatigue parfois, même si l’intrigue peut passionner. Heureusement, outre les phases de recherche, qui consistent à mettre en surbrillance certains éléments des décors, les séquences d’accusation (à la Phoenix Wright) avec tous les autres élèves proposent des mini-jeux tactiles qui ajoutent encore au rythme. On tapera alors sur les mots importants des suspects/accusateurs pour souligner leurs contradictions, en rythme ou non, on choisira son argumentation, etc. C’est fun, notamment grâce à des effets réussis de mise en forme façon mangas et bandes dessinées.

Note et conclusion :

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Étrange animal que DanganRonpa ! Mais force est de constater qu’une fois la bête apprivoisée, on s’amuse beaucoup avec ! La forme et le fond se mêlent de façon maligne, c’est tout juste si l’on regrettera un peu le final trop léger pour expliquer le « pourquoi » de ce grand jeu de massacre… Sinon on vous a dit qu’il y avait un ours qui tue des gens ?

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