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[TEST] Knack

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La sortie d’une nouvelle console est toujours un moment critique dans la vie d’un constructeur. On comprend que Sony joue gros avec sa PS4 et cherche à tout prix à mettre en avant son bébé, quitte pour cela à utiliser des titres qui ne sont pas forcément à la hauteur. C’est la première chose qui nous vient à la tête lorsque l’on découvre Knack en profondeur. Longtemps présenté comme l’un des jeux phares du lancement de la machine, on constate finalement qu’on est bien loin de la killer app’.

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Sous ses airs de petit jeu de plateforme mignon, Knack est en fait un beat’em all pur et dur doté d’un système de combat implacable qui sanctionne le joueur en permanence. La partie plateforme se limite effectivement à quelques sauts inratables nécessitant très peu de sens du timing ; tout l’inverse des affrontements, entièrement basés sur l’esquive et donc sur la capacité du joueur à pousser le champignon droit à la bonne milliseconde. La barre de vie se vide en deux coups, alors même que les ennemis enchaînent les attaques, au corps à corps comme à distance. La frustration naît rapidement de l’inutilité des réflexes face aux hordes de gobelins, insectes et autres robots dont on croisera la route. Mais même une fois chaque pattern assimilé, au prix de lourds retours à des checkpoints systématiquement mal placés, les morts s’enchaînent sans que l’on n’y puisse grand chose. La grande promesse de gameplay – assimiler de nouvelles reliques pour faire grossir son personnage – n’a que peu d’incidence sur le déroulement de l’action, puisque les ennemis gagnent également en taille et en puissance. Le tout est qui plus est très encadré par le jeu, qui adapte également le level-design au format de votre personnage. Que l’on soit énorme ou minuscule, on fait quoi qu’il en soit la même chose, même si le plaisir de dézinguer en un coup des petites frappes sur lesquelles on a peiné étant petit est réel. Il y a bien quelques tentatives de varier l’action – Knack de glace, Knack invisible, Knack en bois – mais le tout relève de l’anecdotique tant la construction des niveaux peine à élever un minimum le débat.

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Le titre de Mark Cerny propose par ailleurs une aventure pas si courte que cela (comptez entre 10 et 12 heures pour le terminer) et qui emmènera le joueur dans de nombreux décors. En effet, au fil des 13 chapitres du jeu, vous allez découvrir de nombreux lieux On se retrouvera donc à arpenter des forêts ou plaines verdoyantes où nous combattrons de valeureux gobelins, archers ou épéistes. Mais on ira aussi dans des décors plus urbains, et on affrontera alors quelques soldats surrarmés ou bien même des chars et des avions de combat… Bref, on voit du pays, même si on regrettera tout de même quelques bonnes idées qui ne sont pas assez développées.

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On trouve quelques bonus et items pour gagner à terme des capacités passives derrière des murs ou des objets à briser, mais comme les couloirs dans lesquels on évolue ne sont pas plus larges qu’un rayon de supermarché, les trouver ne relève pas vraiment de l’exploration. Autre astuce pour un peu plus de fun : brancher une seconde manette afin de jouer en local. D’une simple pression le deuxième joueur apparaît et pourra vous filer un énorme coup de main en profitant de son invincibilité. Un moyen efficace de contourner la difficulté du jeu tout en permettant au petit frère ou à la petite soeur de participer en un rien de temps. Par contre tout le côté technique des combats s’évapore alors. A chacun de décider de la jouer réglo ou pas.

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Le dernier point sur lequel Knack était attendu est bien évidemment la technique. Avec Mark Cerny aux commandes, l’un des architectes du hardware de la PS4, on pouvait espérer du grand spectacle. Il n’en est rien. Le moteur graphique est propre et profite parfois de très belles textures, mais le tout reste bien trop peu ambitieux pour trancher réellement avec ce qu’on avait l’habitude de voir sur PS3. Les niveaux étriqués n’impressionnent guère, et certains décors sont beaucoup moins réussis que d’autres. Les ennemis sont modélisés de façon grotesque et manquent de charisme… En plus d’être un peu juste graphiquement par rapport aux attentes, Knack souffre aussi d’un design globalement trop générique, et il n’avait franchement pas besoin de ça

Note et conclusion : 14

Au final, Knack est sans aucun doute un jeu sympathique et vous passerez probablement un agréable moment en sa compagnie, mais il ne risque malheureusement pas de rester dans les mémoires. Il doit par ailleurs porter le lourd fardeau de « titre de lancement de la PS4 », et donc forcément il risque de décevoir de nombreux joueurs qui s’attendaient a être impressionnés par la nouvelle console de Sony.

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