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[TEST] Persona 4 : Arena

persona-4-the-ultimate-in-mayonaka-arena-playstation-3-ps3-1315428746-032Décliner une série de jeux de rôle en jeu de baston peut sembler surprenant mais Persona se contente finalement de marcher sur les traces de Final Fantasy. Arena s’en tire-t-il mieux que Dissidia ?

Persona, c’est avant tout un univers RPG atypique, s’éloignant des clichés de l’heroic fantasy ou de la science-fiction. On y suit les aventures de lycéens s’aventurant dans un monde parallèle dangereux où ils invoquent leur Persona – une manifestation physique d’un trait de leur personnalité – pour se battre. L’histoire du jeu se déroule deux mois après les évènements de Persona 4. Yu Narukami et son équipe doivent retourner dans le Midnight Channel qui a refait surface pour résoudre le mystère de la disparition de leurs amis Rise et KanjiAkihikoMitsuruAigis et Elizabeth de Persona 3 sont aussi de retour et tout ce beau monde se retrouve pour s’affronter dans un sinistre tournoi baptisé le P1 Grand Prix. Ils vont faire la connaissance d’un nouveau protagoniste : Le mystérieux Labrys.

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Malheureusement, dans d’autres circonstances, avoir un jeu de baston avec un mode histoire qui dure plus de 30 heures serait un pure bonheur. Mais en ce qui concerne Persona 4 : Arena, c’est tout autre chose… Le titre promet de vous faire découvrir une nouvelle expérience avec plus de 30 heures de jeu en mode histoire et avec 12 scénarios individuels. Mais si on enlève les interminables phases de dialogue, ces 30 heures fondent comme neige au soleil. Et malgré qu’il ait fallu attendre plusieurs mois avant de voir débarquer le jeu chez nous, celui-ci n’est absolument pas traduit en français et les allergiques de langue de Shakespeare vont complètement zapper les phases de dialogue pour arriver directement aux combats. Attendre entre 10 à 15 minutes entre chaque affrontement casse énormément le rythme du jeu. Au final cela est vraiment désagréable et c’est le gros point négatif du jeu. Moi-même j’ai zappé une quantité incroyable de bla-bla pour pourvoir enfin combattre… Même si je pense que c’est une erreur d’avoir mis autant de dialogue dans un jeu de baston, les fans de la licence seront ravis de tout décrypter. Les autres mitrailleront les boutons de leur manette pour passer tout ça.

Mais si tout cela vous parait bien trop long, vous pouvez toujours vous rabattre sur le mode arcade basique où les dialogues disparaissent pour laisser place aux affrontements purs. Les développeurs ont aussi intégrer un mode Challenge où vous allez devoir effectuer les combos des 13 personnages du jeu et un mode Score Attack qui est incroyablement dur au point que je n’arrive même pas à gagner le premier combat (mais je suis loin d’être une référence dans le genre…).

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Côté gameplay, on retrouve la sauce habituelle Arc System Works, en tout cas pour le système de jeu global. Les personnages peuvent courir au sol et dans les airs, les coups spéciaux sont simples à sortir, les combos requièrent davantage de mémorisation que de timing. Les combos moins longs et le hit stop – la pause pendant l’impact du coup – moins prononcés que dans BlazBlue rendent le jeu plus fluide et font penser à un feeling plus proche de Guilty Gear. Les projections mènent à des combos, les casses-garde également, on retrouve un équivalent d’instant kill et d’annulation de coups en échange de barre de super, ainsi qu’un burst permettant de se dégager d’un combo.

Ces mécaniques donnent un titre qui, s’il est basé sur Street Fighter II, en supprime certains aspects pour en développer d’autres plus en profondeur. Ainsi, si le jeu à distance existe bel et bien, celui de mi-distance façon Street Fighter est globalement aux abonnés absents, favorisant une attaque au corps à corps bien plus puissante qu’à l’accoutumée. Cette attaque est caractérisée par une propension à utiliser des coups haut et bas rapides qui ouvrent sur des combos faisant beaucoup de dégâts ; là où un Street Fighter préfère un duo de coups bas et de projections. Les combos sont souvent aussi bien plus longs que dans la série de Capcom.

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Globalement, si la surface du jeu n’est pas difficile à saisir (on attaque comme un sale de l’autre bout de l’écran ou au corps à corps, les coups et combos sont faciles à effectuer), le sel du jeu et sa vraie difficulté viennent des techniques d’approche et des ouvertures de garde. Ce sont malheureusement ces aspects qui sont toujours d’une grande difficulté pour un débutant, et ce ne sont pas les didacticiels ni les défis à base de combo 20 hits qui enseignent ce genre de techniques.

Note et Conclusion :

17

Arc System Works n’a pas ménagé ses efforts pour proposer un titre aussi abouti que ses propres licences. Visuellement, le résultat est fabuleux. Le mélange d’environnements 3D et de personnages 2D liés par des effets dynamiques s’avère explosif, profitant pleinement de l’excellent design de la série. Les phases de dialogues interminables vont paraître à certains rébarbatives au point où ils les zapperont pour arriver à l’essentiel : Les combats. Mais les fans de la saga liront les milliers de lignes pour en savoir plus sur les personnages de la franchise. Mais mis à part cela et le fait que j’aurais aimé voir plus de personnages, Persona 4 : Arena est un très bon jeu de baston 2D bien foutu avec de superbes graphismes et une très bande son !

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