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[TEST] Puppeteer

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Depuis sa toute première apparition sur scène, Puppeteer n’a suscité que l’émerveillement. Impossible en effet de rester insensible au charme de ce pantin de bois qui tente de retrouver sa caboche, armé d’une paire de ciseaux, ni à l’univers fantasmagorique de cette quête. Mais mérite-t-il de nous faire perdre également la tête, ou s’agit-il d’une simple marionnette manipulée en coulisses pour titiller nos rêves de renouveau de la plate-forme ?

Puppeteer, c’est avant tout un spectacle aux airs de conte pour enfants. La Déesse de la Lune y a été trahie par son ancien nounours de compagnie, lequel lui a volé ses ciseaux magiques (nommés Calibrus) et la source de son pouvoir : la Pierre de Lune. Devenu le Roi-Ours de la Lune, il s’amuse à transformer les enfants en marionnettes alors chargées de défendre son empire du mal. Dans ce contexte, le joueur incarne Kutaro, sa dernière victime ayant la particularité d’avoir en prime été décapitée. Il lui faut dès lors trouver des têtes interchangeables, ainsi que tous les fragments de Pierre de Lune ayant été distribués aux généraux du Roi-Ours.

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Visuellement atypique, Puppeteer se distingue aussi sur son gameplay. Ce dernier vous permet de contrôler un second personnage à l’écran, comme le lasso de LittleBigPlanet, pour attraper des objets ou interagir avec le décor. Le joueur solitaire n’a qu’à presser le stick analogique droit pour prendre le contrôle de ce personnage, volant, même si un deuxième joueur peut intervenir, avec une autre manette, pour diriger lui-même votre assistant. Les développeurs se sont amusés à planquer tout un tas d’objets, notamment des têtes supplémentaires (lire plus bas), sur chacun des écrans du jeu. On se surprend ainsi à scanner méticuleusement chaque recoin de chaque décor, à balader notre stick analogique sur la moindre ombre suspecte, qu’il s’agisse de celle d’un chat ou d’un crapaud perdu au fond des environnements. Le jeu récompense votre curiosité par l’obtention de têtes/masques supplémentaires, qui vous confèrent des pouvoirs particuliers.

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Pour atteindre le bout des différents niveaux, Kutaro peut compter sur divers accessoires. Les ciseaux magiques sont les premiers à être obtenus et permettent de découper les éléments de décor en tissu. Il devient dès lors possible de s’élever dans les airs en découpant des nuages, de virevolter de drapeau en drapeau ou bien de se débarrasser de toiles d’araignées un peu gênantes. Viennent ensuite un bouclier capable de renvoyer les projectiles vers certains ennemis, des bombes, un grappin très utile pour modifier la physionomie de certains niveaux à sa convenance, une tête de bœuf débloquant une attaque plongée, etc. De nouveaux éléments arrivent ainsi à chaque niveau, ce qui renouvelle constamment les énigmes et challenges soumis au joueur. Aucune sorte de répétitivité ne vient donc perturber l’expérience, ce qui est assez exceptionnel compte tenu de la bonne durée de vie du titre. Comptez ainsi environ 12 heures pour compléter les 21 niveaux au programme et récupérer la plupart des têtes et stages bonus, voire même un peu plus pour tout débloquer et consulter les histoires supplémentaires. Il s’agit sans conteste d’un score honorable pour un jeu de plates-formes entièrement scénarisé.

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Note et conclusion : 17/20 

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On s’était mis à l’attendre pour la puissance de sa direction artistique, et c’est effectivement par nos yeux et nos oreilles que Puppeteer est rentré pour nous toucher au coeur. Ce n’est pas une révolution dans le gameplay, c’est même relativement quelconque, hormis une mécanique de têtes sympathique mais tellement rigide qu’elle se limitera surtout à de la collectionnite. On retiendra tout de même de claires dispositions à séduire les plus jeunes, avec une narration drôle et maîtrisée, et un gameplay asymétrique qui permet de profiter du jeu même si l’on n’a pas terminé Super Meat Boy avec des moufles. Jouable seul ou à deux, le titre de Sony Japan multiplie les univers et les boss tous plus extravagants les uns que les autres, et marque par la singularité de sa réalisation, cousine de LittleBigPlanet.

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